Le Petit Monde d'Elween

life is a bittersweet symphony

mardi 8 avril 2008

flamme

jo_pekin_fr

Depuis l’allumage de la flamme, le 24 mars dernier, et sa perturbation par Rober Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, notre Astérie aux Jeux Olympiques, il ne se passe de jour sans que la Chine soit rappelée à ses promesses. Elle les a aussi vite oubliées qu’elle les avait tenues mais le CIO, qui avait fait mine d’y croire, ne le regrette pas… « La Chine va changer », répète à l’envi Jacques Rogge, son président, en adepte de la méthode Coué. Les bonzes pourchassées de Lhassa comme les internautes jetés en prison n’ont pas vu l’ombre du début d’un signe d’évolution au contraire. A Pékin, la répression est une discipline qui n’a que faire de la charte olympique. Qui d’ailleurs s’illusionnait ? Du côté des Etats, le boycottage des JO semble définitivement écarté : lequel oserait se mettre à dos un cinquième de l’humanité en pleine croissance ? Et au nom de quoi priver des athlètes d’une compétition mondiale à laquelle ils se préparent ardemment ?

Quant à l’ultime menace avancée, la participation ou non à la cérémonie d’ouverture, le 8 août, elle paraît de moins en moins vigoureuse. Les volte-face française ce week-end, l’opposition de Londres, prochain hôte des Jeux, la division des Européens et la mise en avant d’un marché de 1,3 milliard d’habitants paraissent servir de bande-annonce à un prochain recul.

Reste l’action des citoyens. Face au puissant Empire qui se soucie des droits de l’Homme comme d’un guigne, que faire sinon jouer la mouche du coche, David contre Goliath, les empêcheurs de célébrer en rond ? Tout au long de son parcours, hier à Londres, aujourd’hui à Pris, demain à San Francisco, ailleurs encore, le flambeau a eu et aura l’escorte indocile et déterminée des associations pro-tibétaines et des défenseurs de la liberté.

En attendant les gestes que ne manqueront pas de faire, ils l’espèrent, individuellement ou collectivement, les sportifs et les médaillés lors des épreuves de l’été, ils ne jugent pas inutile de rappeler à une Chine arrogante qu’elle a déjà perdu la première d’entre elles, celle de l’image, à laquelle elle tenait tant.

Michel Vagner, édito de l’Est Républicain du Lundi 07 avril 2008

Posté par Elween à 14:13 - Au fil de l'actualité - Commentaires [0] - Permalien [#]

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