Le Petit Monde d'Elween

life is a bittersweet symphony

mardi 8 avril 2008

flamme

jo_pekin_fr

Depuis l’allumage de la flamme, le 24 mars dernier, et sa perturbation par Rober Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières, notre Astérie aux Jeux Olympiques, il ne se passe de jour sans que la Chine soit rappelée à ses promesses. Elle les a aussi vite oubliées qu’elle les avait tenues mais le CIO, qui avait fait mine d’y croire, ne le regrette pas… « La Chine va changer », répète à l’envi Jacques Rogge, son président, en adepte de la méthode Coué. Les bonzes pourchassées de Lhassa comme les internautes jetés en prison n’ont pas vu l’ombre du début d’un signe d’évolution au contraire. A Pékin, la répression est une discipline qui n’a que faire de la charte olympique. Qui d’ailleurs s’illusionnait ? Du côté des Etats, le boycottage des JO semble définitivement écarté : lequel oserait se mettre à dos un cinquième de l’humanité en pleine croissance ? Et au nom de quoi priver des athlètes d’une compétition mondiale à laquelle ils se préparent ardemment ?

Quant à l’ultime menace avancée, la participation ou non à la cérémonie d’ouverture, le 8 août, elle paraît de moins en moins vigoureuse. Les volte-face française ce week-end, l’opposition de Londres, prochain hôte des Jeux, la division des Européens et la mise en avant d’un marché de 1,3 milliard d’habitants paraissent servir de bande-annonce à un prochain recul.

Reste l’action des citoyens. Face au puissant Empire qui se soucie des droits de l’Homme comme d’un guigne, que faire sinon jouer la mouche du coche, David contre Goliath, les empêcheurs de célébrer en rond ? Tout au long de son parcours, hier à Londres, aujourd’hui à Pris, demain à San Francisco, ailleurs encore, le flambeau a eu et aura l’escorte indocile et déterminée des associations pro-tibétaines et des défenseurs de la liberté.

En attendant les gestes que ne manqueront pas de faire, ils l’espèrent, individuellement ou collectivement, les sportifs et les médaillés lors des épreuves de l’été, ils ne jugent pas inutile de rappeler à une Chine arrogante qu’elle a déjà perdu la première d’entre elles, celle de l’image, à laquelle elle tenait tant.

Michel Vagner, édito de l’Est Républicain du Lundi 07 avril 2008

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samedi 22 mars 2008

Vivre?..Pour faire quoi?

Vivre ?...Pour faire quoi ?

La grande déprime des 15-25 ans

Par Jacqueline Remy, Marianne n°570 du 22 au 28 mars 2008

 

76527425Anorexies graves, phobies scolaires, fuites du réel dans l’alcool ou la drogue…Les jeunes Français vont mal, très mal. Un malaise touche autant les zones sensibles que les milieux favorisés.

Le titre pourrait passer pour une promesse : « Baccalauréat ». Réalisé à Paris dans le cadre du lycée Buffon par Morgan Gicquel, un élève de terminale S (option cinéma), ce moyen-métrage de cinquante minutes raconte l’histoire de cinq élèves s’apprêtant à essuyer l’épreuve reine de la scolarité française.

« Le premier, en retard, se fait écraser en traversant la rue, détaille l’auteur. La deuxième, qui en a marre de ses parents, se scarifie pour les impressionner, mais elle se rate, se taille une veine, et meurt. Le troisième, pessimiste sur l’état du monde, boycotte une épreuve qu’il juge vaine et inutile. La quatrième fait une overdose s’antidépresseurs. » Et la cinquième ? « Une fois devant la salle, elle décide de ne pas entrer, par solidarité avec les quatre autres. » Bref, le jour dit, aucun d’entre eux ne pénétrera dans la salle d’examen.

Sans le savoir, Morgan Gicquel a parfaitement résumé dans son film – projeté au lycée le 30 janvier dernier, jour de ses 18 ans – les conclusions effarantes d’une batterie de rapports et d’études qui, chacun à sa façon, dressent ces temps-ci un tableau plutôt sombre des jeunes Français. Certains vont mal, très mal. Et, selon une enquête de la Fondation pour l’innovation politique, menée dans 17 pays industrialisés - « Les jeunesses face à leur avenir »-, ils sont, avec les Japonais, les plus pessimistes des 15-29 ans interrogés à travers le monde. Ils voient l’avenir en noir. C’est la grande déprime.

sad__47_Conduites à risques

Le 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, la défenseure ad hoc, Dominique Versini, a donné le la en publiant son rapport annuel, exceptionnellement consacré aux postpubères sous le titre « Adolescents en souffrance, plaidoyer pour une véritable prise en charge ». Ils dorment mal, sèchent la classe, boivent trop, se défoncent, s’automutilent, prennent des psychotropes, ont des problèmes avec la nourriture, jouent avec la mort et, parfois, ce n’est pas un jeu. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route. Les adolescents seraient de plus en plus nombreux à tenter de se suicider (40 000 tentatives annuelles). Ils sont, en revanche, plutôt moins nombreux à en mourir : 577 décès, chez les 15-24 ans en 3005, pour un millier vingt ans plus tôt. Dominique Versini, qui déplore qu’on s’occupe moins des ados que des SDF, insiste : « Ce n’est pas un problème de santé publique, mais un malaise sociétal. » La commission des Affaires sociales du Sénat a monté un groupe de travail sur le sujet, et une coordination interministérielle devait se mettre en place au début de l’année.

 8a52aa20a474d7ddQue leur a-t-on fait, ou pas fait, pour qu’ils soient aussi malheureux ? Certes, seule une frange des adolescents est réellement concernée. Un sur quatre se plaint de troubles du sommeil, un sur 10 prend des médicaments pour lutter contre l’anxiété ou l’insomnie, un sur 10 souffre de troubles alimentaires (un sur 100 sous une forme très grave), un sur 20 a séché le collège ou le lycée plus de quatre demi-journées par mois. De 5 à 10% admettent s’être fait mal exprès, 11,3% des filles et 6,6% des garçons se sont scarifiés, 28% des 15-19 ans ont été ivres plus de quatre fois dans l’année, et les comas éthyliques se multiplient. Malgré leur inégale gravité, tous ces faits, additionnés, finissent par faire une masse.

 La souffrance a toujours été le prix du passeport pour l’âge adulte. Mains elle prend aujourd’hui des formes impressionnantes, tandis que ce fameux âge adulte, lui, se fait attendre. L’adolescence est devenue un temps de mutation qu’on étire comme un élastique, de plus en plus tôt, de plus en plus tar, dans une absurde cacophonie statistique. Plus personne ne sait à quel seuil fixer l’entrée dans le monde adulte. On est civilement majeur et on a le droit de vote à 18 ans. Mais, dans l’esprit des parents, l’enfant reste un enfant tant qu’il n’a décroché son premier emploi sérieux (à 22 ou 23 en moyenne) ; tant qu’il vit sous le toit familial (21 ans), ou même tant qu’il n’a pas eu son premier bébé (29 ans). Pour les mutuelles et les impôts, on peut rester enfant à charge jusqu’à 25 ans. Aux yeux de la justice, on est responsable pénalement dès 13 ans et, en cas de récidive, l’excuse de minorité –n’est plus automatique au dessus de 16 ans, depuis la loi Dati de l’été 2007. « Si nous sommes des adultes aux yeux de la justice, pourquoi sommes-nous toujours considérés comme des mineurs quand il s’agit de voter ? » s’indigne Morgan Gicquel qui n’est pas loin de penser que, si les ados constituaient une force électorale, on s’intéresserait plus, ou mieux, à eux.

 Quoi qu’il en soit, la souffrance adolescente ne s’éteint pas miraculeusement à la majorité, à en croire 41YQshzt6qLle passionnant essai que vient de publier la sociologue Monique Dagnaud – La Teuf, au Seuil- et qui raconte le festival d’autodestruction auquel se livrent compulsivement une partie des 18-25 ans. En partant d’un enquête sur les conduites à risques réalisée par le Credoc pour la sécurité routière, cette spécialiste des médias a décidé de se pencher sur les tendances culturelles de cette frange de jeunes (15%) qui, dit-elle, sortent, énormément. Première surprise : elle s’attendait à travailler sur la fièvre du samedi soir mais elle s’est aperçue que tous les teufeurs que ses enquêteurs avaient repérés sortaient en fait deux ou trois fois par semaine, quitte à ramer dans le brouillard le lendemain pour aller au travail ou en cours. Deuxième surprise : « Pour eux, comme pour une partie croissante de la jeunesse, la teuf ne constitue pas un moment de respiration, un loisir parmi d’autres, mais un véritable mode de vie. » Troisième surprise : on ne fait plus la fête, assène-t-elle, on part dans la « déjante »,  la « défonce » les bons et les mauvais « délires ». La teuf est une bulle où « des adolescents et postadolescents s’étourdissent de musique, d’alcool et de drogues dans d’interminables virées nocturnes om les chaos de la planète ne les atteignent pas, écrit Monique Dagnaud. Seuls les intéressent ces tempos qui font battre le sang » Bref, on s’éclate au risque d’imploser.

 18835604_w434_h_q80Tous les jeunes ne s’adonnent pas sans frein aux vertiges collectifs : un sur six est vraiment accro. Mais assure la sociologue, ces fous de teufs sont des extrémistes qui traduisent un mal-être général et diffus dans leur classe d’âge. Bien que soucieuse de souligner que tous les ados ne vont pas mal, la défenseure des enfants renchéris : « Beaucoup ont du mal à se projeter dans l’avenir, ils ont l’impression qu’ils n’arriveront à rien. » D’où cette folle envie de se carapater.

Fuir la trivialité du réel.

Ils fuient les obstacles, et l’on voit se multiplier les cas de phobie scolaire, forme moderne du cancre, qui, hier coincé près du radiateur en attendant le miracle –comme le raconte tendrement Daniel Pennac dans Chagrin d’école (Gallimard)-, va désormais au plus simple : il reste à la maison. Ils fuient le réel, dans l’alcool, le hasch, ou le virtuel. « Ce sont des mutants ! » s’exclame Dominique Versini, dont le rapport épingle l’addiction contagieuse aux jeux vidéo, et qui, dans un registre moins alarmiste, souligne qu’il y a « presque autant de jeunes blogueurs sur Skyblog (10 millions) que de moins de 18 ans dans la population française (15 millions). » Au fond, ils se fuient eux-mêmes. Souvent dans l’espoir de mieux se retrouver, quitte à se prendre pour leur avatar dans Secondlife, le cyberespace à succès, ou pour un mirage, comme dans Into the Wild, le film de Sean Penn qui fait un tabac dans les salles de cinéma depuis le début de janvier.

1285316946Inspiré de l’histoire vraie de Christopher McCandless, un jeune américain promis à un bel avenir qui lâche tout pour se chercher dans la nature brute et sauvage de l’Alaska, le film annonce : Il y a des gens qui partent en quêtent d’aventure, Christopher McCandless était parti en quête de lui-même. » Un voyage initiatique loin de la société de consommation, une traversée mortelle du miroir des apparences : «  L’important dans la vie n’est pas d’être fort, dit la voix pff, mais de se sentir fort et de prendre sa propre mesure. » Un message formaté à l’intention des ados, reçu cinq sur cinq. L’histoire finit mal, la morale social est sauve : « Le bonheur ne vaut rien s’il n’est pas partagé. »

On est donc prié de retourner à la civilisation. Et à la trivialité du réel, 23 janvier, Levallois-Perret. Une quarantaine d’étudiants en sciences de la communication, à qui l’on demande s’il se reconnaissant dans les conclusions françaises de l’enquête internationale sur le moral des jeunes, réagissent en chœur : « Evidemment, nous sommes pessimistes ! » C’est rare, une génération qui se reconnaît dans les stéréotypes qu’on file sur elle. Au fond de la salle, une fille, Sarah, finit par s’indigner solitairement, à voix haute : « Arrête de pleurer, on dirait qu’on va tous mourir ! J’en ai marre, de tous ces gens qui se plaignent, moi, je suis optimiste, c’est à nous de changer les choses, c’est à nous de changer le monde ! » Toute la classe se retourne et lui tombe dessus unanime : « Alice au pays des merveilles, tu te crois dans un film ? » daube l’un. « C’est pas ton optimisme qui va te donner du boulot et nourrir tes gosses », jette l’autre. « Peut-être qu’elle y arrivera, à son utopie énorme, mais c’est qu’elle aura du bol ! » conclut un troisième. Une utopie énorme, de « changer les choses » ?

284807323_0af287d781Tout gémissent : « Regardez la télé, on ne nous parle que de guerres, des attentats, des morts, du chômage. On sait qu’on a très peu de chance de s’en sortir, à part ceux qui font des écoles de commerce, à qui les banques accordent des crédits pour payer leurs études et même leur loyer. »  Et de citer le livre « désespérant »  de cette journaliste qui s’est mise dans la peau d’un bac +3 à la recherche d’un emploi et a galéré pendant un an pour remplir son frigo.

Du béton, ce livre. Pour eux, c’est ça, le réel. Et ils expliquent qu’ils vivent dans un monde hostile, avec pour tout bagage les souvenirs merveilleux et festifs de leurs parents : « C’est d’autant plus dur pour nous qu’on nous parle tout le temps de 68. Leur génération, c’était la liberté. Ils n’avaient pas de diplômes et ils avaient du travail. On a idéalisé cette période, elle nous fait rêver. »  Ne sont-ils pas fatigués, justement, d’entendre exalter la jeunesse de leur parents, qu’on va à nouveau célébrer au printemps, en ce quarantième anniversaire ? « Au contraire, protestent-ils. Cela nous intéresse, de comprendre ce qu’on vécu nos parents. »  La réciproque n’est évoquée par personne. Ce n’est pas le sujet.

649451811Pessimistes et fatalistes.

Evidemment, la réalité leur donne en partie raison. L’avenir est incertain, d’autant moins balisé que la génération d’avant, très concentrée sur elle-même, a laissé pourrir un certain nombre de dossiers urgents, comme les retraites, l’environnement, les universités, la recherche, les quartiers ghettos. D’ailleurs, le pessimisme des moins de 30 ans est en partie le simple reflet générationnel du moral collectif de la population française, en berne comme chacun le sent. D’après l’enquête Kairos pour la Fondation de l’innovation politique, les Français de 16 à 29 ans sont peu nombreux à penser que leur avenir est prometteur (26%), celui de la société encore moins (4,2%) et à se convaincre qu’ils auront un bon travail (27%), alors que les Danois et les Américains, par exemple, sont selon les deux questions de deux à quatre fois plus nombreux à le croire. Parallèlement, selon une récente étude du Centre d’analyse stratégique, les trois quarts des Français adultes pensent que l’avenir de leurs enfants sera plus difficile que l’a été le leur. Ils se méfient de tout le monde, des institutions, de leurs représentants, de la mondialisation, et même de leur voisin : 22% seulement pensent qu’on peut faire confiance à autrui. Deux économistes, Yann Algan et Pierre Cahuc, qui ont publié à l’automne un essai, la Société de défiance (éditions de la Rue-d’Ulm), y voient la clé de l’autodestruction du modèle français. Mais c’est d’abord une crise du « nous » : collectivement plus pessimistes (avec les Grecs) que les autres Européens, les Français adultes restent optimistes sur leur situation personnelle.

10__30_Pas les jeunes. Et ils s’étonnent qu’on s’étonne de leur fatalisme. « On nous martèle que, si on a pas le bac, on n’est rien, que le pays est paralysé et le monde pourri, explique Morgan. On le choix entre rentrer dans des cases, ou se tirer une balle dans la tête. » Les cases, quelles cases ? Ils le disent tous, des collèges de banlieue aux lycées de l’élite, hors des grandes écoles, point de salut assuré. « On sait qu’on risque de ne pas s’en sortir, dit Olga, à l’exception de ceux qui font des écoles de commerce, et à qui les banques accordent des crédits pour payer leurs quatre années d’études et leur loyer. » Tous se targuent d’avoir les pieds sur terre, eux. Pas comme leurs parents, « qui pouvaient s’offrir le luxe d’être idéalistes, il n’y avait pas de chômage. »  Hélène soupire : « On a perdu nos illusions. »  D’ailleurs, soulignent-ils, les profs le ressassent : il n’y a pas de débouché, c’est la mauvaise filière, la précarité guette. «  En L, les profs ne cessent de nous décourager, renchérit Pauline, ça donne pas envie de s’envoler. »  D’où leur peur du changement. Qui les pousse à résister aux réformes, « par pur conservatisme » juge Paula. Qui, sauf phobie scolaire, les retient de lâcher les grilles de leur établissement scolaire. « Même quand ils n’on pas cours, ou quand ils sont exclus du collège, observe Hanifa Sadaoui, conseillère principale d’éducation à Clichy, les élèves restent souvent devant les portes. »

            10__92_Face à ce « réel » qui fait si peur, « soit on s’accroche, on a de l’ambition, dit Louise, soit on laisse tomber, je deviens rien, je fume des pet’ (pétards) toute la journée. » Et sa copine s’exclame : « c’est ce que fait mon frère, il a 19 ans, il est loin d’être con, pourtant il est scotché à un nouveau jeu sur la Toile qui consiste à se passer un joint virtuel d’un internaute à l’autre ! » Laurence Hansen-Love, professeur de philosophie dans deux lycées parisiens et animatrice de plusieurs blogs confirme : « Les élèves sont dans une angoisse inouïe quand il s’agit de décider de qu’ils vont faire l’an prochain. Mais, au-delà de ça, beaucoup souffrent de solitude. Les parents sont souvent absents, ils voyagent professionnellement, en particulier dans les milieux privilégiés. Les mères travaillent. Ceux qui ont leur mère à la maison ne sont pas dans ce désespoir. » Et elle raconte qu’elle voit arriver à ses cours des élèves dans les vapes, qui parfois s’endorment, ou qui, à l’heure du déjeuner, jouent tant dans les salles de jeux vidéo qu’ils ratent la reprise des cours.

Mal-être général

La surprise de Philippe Daumas, conseiller principal d’éducation, quand il est passé voilà dix ans des établissements de banlieue, où il a mené toute sa carrière, au lycée Buffon, où il la termine, fut de découvrir qu’il y avait autant de problème dans ces quartiers culturellement favorisés que dans les zones sensibles. « Je pensais me reposer, dans cet établissement sélectif, mais je me suis trouvé confronté à un grand nombre d’élèves à problèmes, des cas lourds : des anorexies graves, des dépressions, des phobies scolaires typiques des milieux haut de gamme. A la Courneuve aussi, on sèche les cours, mais par pour ces raisons-là. » Le CPE secoue la tête, soupire, compte : « sur 500 terminales et prépas, j’ai une vingtaine d’anorexiques en cours de traitement. Cela peut paraître marginal. Je trouve que c’est beaucoup. » Et le mal-être est général. Le mélange vodka-joint-jeu vidéo est contagieux. « En dix ans, cela s’est aggravé, les phénomènes d’addictions, en particulier, les beuveries, les heures passées devant l’ordinateur, et puis, en fin de trimestre, les crises de nerfs, de tétanie ou d’épilepsie. Ils sont sous pression, ils pensent qu’ils sont fichus s’ils ne réussissent pas. « Philippe Daumas incrimine moins les contradictions des parents -exigeants et laxistes à la fois- que l’individualisme généralisé : Face à un monde où règnent à leurs yeux magouilles et barbarie, ils n’envisagent pas de s’arrimer à un cadre collectif : c’est le culte de la démerde, de la solution individuelle. » D’ailleurs c’est le leitmotiv parental : « Bagarre-toi » Mais, précise le CPE, « il y a des élèves que ça stimule, et beaucoup que ça épouvante. »

9780320Le malaise des élèves du collège de Clichy, où Hanifa Sadaoui est CPE, s’exprime le plus souvent par la violence à l’égard d’autrui qu’au lycée de Philippe Daumas. Mais, comme à Paris, l’agressivité des élèves s’y retourne aussi contre eux-mêmes. « On voit des gamins déprimés qui parlent de suicide à leur famille ou aux trois médiateurs que nous avons mis en place. » Hanifa Sadaoui, instinctivement, affirme que les élèves les moins favorisés socialement sont aussi, souvent, les plus fragiles, mais elle précise que, dans tous les milieux, les élèves croulent sous les appareils sophistiqués, iPod, portable, etc. « Ils pensent qu’à consommer. Beaucoup de parents leur donnent énormément d’objets, puis disent "je ne comprends pas, je lui donne tout, et il se comporte mal" » Elle ajoute : « Pourquoi les ados fourniraient-ils le moindre effort ? Ils ont tout ! » Et elle affirme que les rôles sont souvent inversés dans les familles : « Les enfants sont des petits Bouddha, ils finissent par remettre en question la parole des parents, puis de tous les adultes. Même les profs sont systématiquement obligés de justifier leurs décisions. Il faudrait savoir parfois dire : "C’est comme ça parce que c’est comme ça" ».

Or, les parents sont aussi dépassés qu’incohérents, soulignent les psychiatres qui les rencontrent quand leurs enfants vont mal. « C’est un problème éducatif, qui commence tôt, déplore l’un d’entre eux, dans le Gard. Comment voulez-vous apprendre à un enfant à s’habiller, à se concentrer sur son travail, à se coucher à l’heure, quand on l’élève fans l’excitation avec des télés allumées en permanence, y compris dans sa chambre ? » Décourage, ce pédopsychiatre ajoute : Je ne suis pas en position de soigner les enfants. Je dois d’abord rééduquer les parents, qui se sentent coupables dire non à leurs enfants, quitte à crier sans arrêt contre eux sans jamais faire respecter les interdits. »  Tout est discutable, même les règles. Selon l’étude du Centre d’analyse stratégique, 39% des Français seulement ne trouvent jamais justifiable de toucher indûment des aides publiques, contre par exemple 83% des Danois. Alors les interdits…Quels interdits ?

1031626166Eviter les contraintes

L’incohérence est générale, selon le psychiatre Sylvain Berdah, chef de service à l’hôpital d’Aulnay-Sous-Bois. « Très exigeante, la société ordonne aux jeunes de réussir à tout prix, sans les y préparer. »  La découverte de la démocratie a été un progrès, gâché par l’usage qu’on en a fait, en particulier à l’école, accuse-t-il. « Il y a eu une entreprise de démolition menée par les pédagogues, qui ont laissé tomber l’autorité, symbole à leur yeux du pouvoir capitalise. On a voulu que les jeunes soient des chercheurs, et découvrent par eux-mêmes ce qu’ils sont à apprendre. C’est une catastrophe. »  Parallèlement à la maison, dit-il, on les protège trop tout en couvant les pires ambitions pour eux. « Ils n’y arrivent pas, ils ne sont pas habitués à faire des efforts, et ils dépriment. Ils s’attaquent à leur corps, par des scarifications ou des tentatives de suicide. Cela fait mal, mais enfin ils savent pourquoi ils ont mal. »  Sylvain Berdah, dont l’action de prévention du suicide adolescent est assez efficace puisqu’elle est sanctionnée par un taux de récidive «  10 fois inférieur à la moyenne nationale », a mis en place, bien avant la loi de 2002 qui l’autorise, une consultation où les ados peuvent venir à l’insu de leurs parents : « Très utile pour récupérer les victimes de maltraitance ou d’inceste, de même que les amateurs de cannabis. »  Et il a monté des permanences psychologiques dans plusieurs collèges de Seine-Saint-Denis, où il reçoit enseignants et élèves.

A l’école des parents et des éducateurs d’Ile-de-France, qui a lancé en 1995, un numéro vert, Fil Santé Jeunes, la psychologue Marie-Catherine Chikh résume les plaintes : «  C’est tous des cons (mes parents, les profs). Mon père, je ne le vois jamais. Je n’arrive à que dalle. Je n’ai pas pris la bonne voie. Je n’ai envie de rien ? Je suis toujours dans ma chambre. C’est normal de penser qu’on pourrait passer par la fenêtre à 12 ans ? » Mais elle prévient : « Ils sont dépressifs comme les autres générations. La plupart des gens aujourd’hui, considèrent qu’ils ont droit au bonheur de 8 heures du matin à 8 heures du soir. Dès que ça s’arrête, ils se croient malheureux. »  Cette 817664815incapacité à affronter les difficultés est particulièrement aiguë chez les ados qui, comme l’explique le psychiatre Patrice Huerre (Les nouveaux ados, éditions Bayard), manquent de bouc émissaire : faute de régulations et de contraintes, « chacun est renvoyé à lui-même et ne peut plus en vouloir aussi facilement à une instance supérieur. » Laura, 17 ans, conclut : « Chacun doit contrôler sa vie mais on est perdu. »

Certes, la plupart des experts soulignent qu’il ne faut pas généraliser l’angoisse adolescente. Pourtant, en privé, pas un d’entre eux ne se dit serein sur le sujet ? Le sociologue Paul Yonnet, auteur d’un ouvrage remarquable sur la famille (le recul de la mort, l’avènement de l’individu contemporain, Gallimard) affirme que les ados sont placés dans des contradictions mortifères. « Ils sont élevés dans le fétichisme de l’autonomie. On les a amenés à prouver qu’ils étaient des enfants du désir. Ils sont dotés d’un moi surpuissant, reconnu très tôt. Mais leur entrée dans la vie active, problématique, ne cesse d’être retardée. Ils se réfugient dans des conduites d’épuisement de leur attente. » Yonnet parle de « pathologies » de la maîtrise du réel. Ils ont eu pour parents des adultes «  qui se sont octroyés le droit de se séparer dès que l’un ne peut plus supporter l’autre. »  Même s’ils ne séparent pas, c’est possible, et c’est angoissant. « Et on leur tient des discours apocalyptiques sur la planète. »  Que maîtrisent-ils, tant qu’ils ne travaillent pas ? A peine leur monde virtuel ? Sur Skyblog, Babybadgirl se présente : elle aime « fumer, sortir, tapé des bars, mé pote, ma fami » Elle déteste : « (se) priver, (se) prendre la tête. » Deux blogs plus loin, Elixianne : « Je sais pas trop quoi mettre si c’n’est qu’il y a interdiction de se prendre la tête. »

Pour les prises de tête, on a le temps, clament les mutants. Et quand on leur demande s’ils sont prêts à assumer par leurs impôts les retraites de la génération précédente, les jeunes Français sont les derniers (11%) à dire oui, contre 63% des Chinois, 35% des Danois, 32% des Américains. On les exhorte à devenir eux-mêmes, tout en leur assénant qu’ils ont à peine un avenir de variable d’ajustement dans un monde qui s’effondre. Comment peut-on leur demander en plus de soutenir les autres ?

 

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dimanche 3 février 2008

Le mariage de Sarkoléon

Eh oui même sur les sites people américains ont en parle...Ca donne une vision très crédible de notre très chère France!

France's New First Lady

91807977

Model Carla Bruni married French President Nicolas Sarkozy in a civil ceremony this morning in Paris. The two met 9 weeks ago. His ass barely got divorced in October.

 

People reports they were married at 11 a.m. in the Presidential Office of the Elysee Palace, in a private civil ceremony before 30 family and friends.

 

This is her second marriage and his third. Their children were also in attendance including Carla's 6-year-old. This is the first time in history of the republic that a president has married in office.

 

Who cares about that?! Was Nicolas' hot son Jean there? Jean is so damn hot and apparently he's hung like a hoover hose. Click here to see his pics. More Jean!


http://www.dlisted.com/


Donc oui notre cher Président c'est enfin marié hier matin avec Carla Bruni. Mariage civil fait par le maire du huitième arrondissement à l'Elysée. Je trouve qu'il est rapide notre président...divorce en octobre, mariage en  février...

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vendredi 21 décembre 2007

Les guignols


LES GUIGNOLS 07/12/2007  decembre

Les Guignols...un grand moment chaque jour...bon décryptage de l'actualité tout en humour...décapant à souhait mais très vrai

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mardi 4 décembre 2007

INDIGESTION

1Comment peut-on encore tomber malade aujourd’hui quand L’Etat et les publicitaires sont aux petits soins pour nous et font assaut de prévenance ? Au point que cette attention portée à notre intégrité physique devient un rien agaçante. Cela avait commencé au siècle dernier avec le port de la ceinture de sécurité en voiture, vivement conseillé avant de devenir obligatoire puis sévèrement réprimé en cas d’infraction. Avec des résultats incontestables mais en écornant au passage la liberté individuelle.

Forte de ce premier succès, la bonne conscience étatique n’allait pas en rester là. L’alcool et le tabac ont donc fait l’objet de son encombrante sollicitude. On peut encore consommer le premier «  avec modération »- mais cet étrange laxisme ne saurait durer- tandis que la 2dangerosité du second a vertigineusement cru avec les ans. Hier il nuit gravement à la santé. Aujourd’hui, il « tue », ou bien il « provoque un cancer mortel ».

Poursuivant sa croisade thérapeutique, le Léviathan s’est fait tutélaire et s’est penché sur le contenu de nos assiettes. Plus moyen de regarder la télé ou de baguenauder en ville et de saliver en paix sur les produits proposés à notre appétit sans qu’aussitôt survienne le redoutable et récurrent rappel à l’ordre : gare au gras, au salé, au sucré ! Reprendre une rondelle de saucisson ou de la crème caramel deviendra bientôt un acte d’un rare incivisme.

Observant scrupuleusement cette ascèse, vous pensiez être devenu un citoyen modèle et en avoir 4terminé avec les terribles commandements de la bonne santé obligatoire et républicaine ? Que nenni, il vous faut maintenant éviter de « grignoter ». En attendant la suite. Profitez-en, vous pouvez encore picorer. Trop, c’est trop. L’indigestion, nous guette ? Que les pouvoirs publics développent la prévention, voilà qui est fort bien. A condition de le faire intelligemment et non pas sous la forme de ce rabâchage, de ce décervelage, qui relèvent davantage d’une mauvaise propagande que d’une information argumentée délivrée à des consommateurs responsables. L’Etat a déjà fort à faire. Qu’il ne se mêle pas, en plus, de jouer les diététiciens.

Jean-Pierre LANSKIN, édito L’Est Républicain du dimanche 02 décembre 2007

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lundi 5 novembre 2007

Petit coup de gueule

79337_853538154_57329158_H204452_LSouvent on entend dire que les jeunes vont mal. C’est la vérité mais pour un faible pourcentage, heureusement d’ailleurs. Bon j’avoue que c’est pénible d’être dans ce petit pourcentage de ceux qui vont mal.

En général je dégaine un joli sourire et fait comme si tout allait bien. J’essaie de m’investir dans des projets pour me sentir ancrée dans la vie et c’est comme ça que je découvre finalement des passions.

Mais voilà le sourire de circonstance, n’est pas toujours facile à porter…encore moins lorsque je vois la scène politique actuelle.

Ca me débéquète notre fameux Président qui s’accorde une augmentation de 140 %, non mais il se prend pour qui ? Nous en attendant on doit gérer des revenus qui stagnent, et des prix à la hausse : essence, lait, blé….et j’en passe.

J’ai lu dans l’Est Républicain il y a un petit mois que toutes les hausses au niveau de l’alimentaire coûterait 60 euros de plus par mois à une famille de 4 personnes. Et elle fait comment cette famille qui actuellement termine pile poil le mois ?

Et puis on nous sort les franchises médicales…allez 50 euros de notre poche. Merci bien avec tous les médocs que j’avale je vais vite arriver au 50 euros…heureusement que je vis encore à la charge de ma mère parce que sinon en tant qu’étudiante je ne vois pas d’où je pourrais les sortir. Ca me fait doucement rire quand on parle des étudiants qui se soignent mal…c’est frais que les franchises ça va les aider à aller chez le médecin.

Certains osent dire que les franchises ce n’est pas grand-chose…encore lu ça dans Marianne hier. Ben on voit qu’ils ne doivent pas gérer avec un budget serré leur famille. C’est facile quand on a une belle place au gouvernement avec un salaire confortable de dire que ce n’est rien.

Dire que notre cher Président fait un méga cadeau aux riches avec le paquet fiscal…franchement le trou de la sécu on aurait pu bien le reboucher avec, non ??

Mais voilà les gens ont voulu élire un nabot en mal de reconnaissance. Monsieur joue son petit chef. Les ministres sont inexistants, on ne voit que les chefs de cabinet à la télé.

Toutes les belles promesses de notre pseudo dictateur sont reculés….exemple l’exonération des heures supplémentaires ne sera pas mise en place avant 2009.

Vous allez me dire qu’est ce qu’une petite jeune de 24 ans sait à la vie…ouais dans les médias à 24 ans on est encore en pleine adolescence, chaque weekend on frôle le coma éthylique…ah oui le plus gros cliché je crois c’est que les jeunes sont des feignants. Franchement moi je foutrais des claques à ceux qui pensent ça. Depuis mes 17 ans je bosse chaque été. J’ai travaillé 6 ans en tant qu’animatrice sous payé….ouais 600 euros le mois de boulot et la responsabilité de 30 gamins c’est vraiment  de l’esclavage mais on ne trouve rien d’autres sans coup de pouce.

Niveau responsabilité j’en ai eu pas mal à partir de mes 14 ans suite au décès de mon père. J’ai appris à décrypter les factures, à classer le courrier, à donner plus qu’un gros coup de mains à la maison, alors oui j’ai 24 ans, je vis encore chez ma mère mais je sais gérer une famille. Et ça me désole à chaque fois que l’on fait les courses….rien dans le caddie et paff 150 euros…quand on voit maintenant que pour 40 euros on a un lecteur dvd…

Le mois de novembre va être beau avec toutes les grèves, un novembre noir. Mais le gouvernement l’aura bien cherché, faut pas prendre les gens pour des cons !!!

 

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jeudi 19 juillet 2007

7 7 7

"777" : la superstition sans frontières

 

NOUVELOBS.COM | 08.07.2007 | 17:40

 

Des milliers de couples ont choisi de convoler le samedi 7 juillet 2007, une date supposée "magique", synonyme de mariage heureux.

Dans les églises du monde entier, on s'attend à un afflux de cérémonies pour ce samedi 7 juillet 2007, le "777", censé conjurer le mauvais sort et faire des mariages heureux.

Les candidats au mariage vont se bousculer par milliers aux portes des édifices religieux, à Las Vegas, Beyrouth, ou encore Paris, espérant que le chiffre 7, réputé porter chance, leur assurera une vie de bonheur conjugal.
Selon Time magazine, le 7/7/7 est la date de mariage la plus populaire aux Etats-Unis. Elle a d'ailleurs été choisie par Eva Longoria, actrice de la série télévisée à succès "Desperate Housewives", pour épouser le basketteur français Tony Parker.

Un chiffre sacré

Le 7 est un chiffre sacré pour de nombreuses religions. Dans la Bible, le monde a été créé par Dieu en sept jours. Les musulmans tournent sept fois autour de la Kaaba (la pierre noire) à La Mecque. Pour les Hindous, il y a sept sources d'énergie du corps, les sept Chakra, alors que les Sept merveilles du monde ont nourri l'imaginaire depuis l'antiquité.

L'Ardèche (07) en fête

En France, plusieurs événements sont prévus en cette journée "magique". L'Ardèche (07) a une raison de plus que les autres de marquer cette journée.
Le septième département français s'apprête à célébrer sa "fête départementale du siècle", profitant d'une coïncidence numérologique autant qu'alphabétique. "S'il est un chiffre qui symbolise l'Ardèche, c'est bien le chiffre 7", avance le conseil général, qui souhaite transformer les quelque 300.000 Ardéchois en "agents 007" lors des réjouissances. Voilà sept mois qu'est né le projet d'"Ardèche en fêtes".

Faire rimer fête et sept

Près d'une centaine de projets ont été soutenus et, pour faire rimer fête et sept, le conseil général a déboursé 100.000 euros, dont sept enveloppes de 7.000 euros pour les sept meilleurs projets. Entre Annonay et Privas, sept athlètes se relaieront pour un heptathlon (marche, course, VTT, roller, canoë, kayak et enfin ski à roulettes).
Dans le canton de Montpezat-sous-Bauzon, des calèches traverseront sept villages, tandis qu'à Gras Larnas, près de Bourg-Saint-Andéol, les randonneurs seront invités à former le chiffre 7 et à poser pour la photo aérienne sur le plateau de la Dent de Rez. Le septième art ne sera pas en reste, avec la projection en plein air à Chomérac du "Juge et de l'assassin", de Bertrand Tavernier.

--> Mouais ben pour moi ce ne fût en rien magique, une journée à la con oui dont je me serais bien passée et qui j'aimerais n'ait jamais exister <--

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jeudi 21 juin 2007

Gaffe à grand vitesse

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mardi 19 juin 2007

La véritable photo de notre cher Sarko

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lundi 30 avril 2007

Bientôt le 6 mai...

Un blog intéressant à visiter http://sarkostique.over-blog.com/ histoire de faire le bon choix (le moins mauvais?) dimanche prochain

La vérité sur Sarkozy
envoyé par sarkophage

Posté par Elween à 00:21 - Au fil de l'actualité - Commentaires [0] - Permalien [#]
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