Le Petit Monde d'Elween

life is a bittersweet symphony

mercredi 23 avril 2008

un auteur que j'aime

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" - Nous allons conclure un marché, veux-tu ? Toi, Joseph, tu feras semblant d'être chrétien, et moi je ferai semblant d'être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret. Juré ? - Juré. " 1942. Joseph a sept ans. Séparé de sa famille, il est recueilli par le père Pons, un homme simple et juste, qui ne se contente pas de sauver des vies. Mais que tente-t-il de préserver, tel Noé, dans ce monde menacé par un déluge de violence ? Un court et bouleversant roman dans la lignée de Monsieur Ibrahim... et d'Oscar et la dame rose qui ont fait d'Eric-Emmanuel Schmitt l'un des romanciers français les plus lus dans le monde.






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vendredi 28 décembre 2007

Je suis une légende

1bRelecture de « Je suis une légende » par curiosité, histoire de voir si le film colle bien au livre comme l’ont affirmés les médias.

Dès la première page, aucune similitude à part le nom du personnage : Rober Neville. L’action se situe en janvier 1976…bon là c’est un peu logique que l’intrigue du film soit transposée dans le futur. Robert Neville est un fumeur…la cigarette étant contraire aux bonnes mœurs américaines on a zappé ça.

Point de chien en tant que compagnon. Non Neville est bien seul…tout seul…Enfin au milieu du roman Neville trouve un chien mais il meurt au bout d’une semaine.

Neville est un grand blond aux yeux bleus.  Mais bon j’ai trouvé Will Smith performant dans le film, un bon acteur.

Neville ne fait pas partie de l’armée, ce n’est pas un chercheur, non c’est un type normal. Sa femme et sa fille sont mortes du virus. D’ailleurs on n’apprend pas d’où provient le virus. Il finit par lire des bouquins pour tenter de comprendre la pandémie et de trouver un remède sans trouver quelque chose de concluant.

CIMG0196Un jour Neville rencontre une jeune femme. Il se méfie se demandant si elle n’est pas atteinte du virus. Elle finit par s’enfouir de la maison de Neville (dont les fenêtres sont renforcées par des planches et non pas par des volets d’acier) et lui laisse une lettre d’adieu lui disant qu’elle est contaminée par le virus, qu’une nouvelle société s’est crée grâce à un médicament qui empêche le virus de se développer mais ces « hommes » ne sont plus des êtres humains, ils sont mi-vampires.

La fin n’a rien d’Hollywoodienne. Cette nouvelle société tue Neville…d’où le titre je suis une légende…parce que c’était le dernier des êtres humains.

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lundi 18 juin 2007

Lorsque j'étais une oeuvre d'art

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Parce qu’il se sent médiocre et inexistant, un jeune homme va se suicider quand un artiste mégalomane suspend son geste. Il lui propose d’acheter son âme et son corps pour en faire une sculpture vivante, sublime ou monstrueuse, et une marchandise planétaire. Le désespéré accepte le pacte et l’opération, se laisse déshumaniser, et exposer aux yeux des foules, sous le nom d’Adam-bis. Mais peut-il abdiquer entièrement son humanité ? Grâce à l’amour d’une jeune-femme, « l’œuvre d’art » tente alors de sortir de l’emprise de son créateur et de retrouver sa conscience perdue. Cette fable excentrique, inquiétante et comique nous entraîne dans un monde rongé par le narcissisme, le culte du simulacre et de l’apparence, le totalitarisme de l’image : le nôtre.


Quelques extraits...

« J’ai toujours raté mes suicides.
J’ai toujours tout raté, pour être exact : ma vie comme mes suicides.
Ce qui est cruel, dans mon cas, c’est que je m’en rends compte. Nous sommes des milliers sur Terre à manger de force, d’esprit, de beauté ou de chance, or ce qui fait ma malheureuse singularité, c’est que j’en suis conscient. Tous les dons m’auront été épargnés sauf la lucidité. » 

« Chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d’esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent. La première existence, celle du corps, ne nous doit rien, nous ne choisissons ni d’être petit ou bossu, ni de grandir, de vieillir, pas plus que de naître que de mourir. La deuxième existence, celle de la conscience, se montre très décevante à son tour : nous ne pouvons prendre conscience que de ce qui est, de ce que nous sommes, autant dire que la conscience n’est qu’un pinceau gluant docile qui colle à la réalité. Seule la troisième existence nous permet d’intervenir dans notre destin, elle nous offre un théâtre, une scène, un public ; nous provoquons, démentons, créons, manipulons les perceptions des autres ; pour peu que nous soyons doués, ce qu’ils disent, dépend de nous. »

« Les apparences ne sont que ce qu’elles sont […]. Plates. Muettes. Elles ne doivent laisser apparaître qu’elles-mêmes. Les apparences n’expriment rien, elles appartiennent aux autres et ne leur sont tolérables qu’à ce prix. »



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jeudi 14 juin 2007

La révolte des accents

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Après La grammaire est une chanson douce et Les Chevaliers du Subjonctif, Erik Orsenna repart explorer les territoires mystérieux de la langue française.

Un livre qu’on dévore…

« Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l’école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.

- Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n’est pas si douce qu’il y parait. Nous pouvons causer de grands désordres.

Je ne prenais pas les accents au sérieux. J’avais tord »

 

Morceaux choisis

 « Les accents sont des signes qui se placent sur certaines voyelles ou certaines consonnes pour en indiquer la prononciation exacte. Sans accent, tous les « e » sembleraient tomber du cul de la poule, alors qu’il y a des « é », des « è », des « ê »… » 

« Toutes les  histoires sont des fausses fins. Sitôt qu’on a le dos tourné, l’histoire repart. »

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mercredi 13 juin 2007

Le choix de Sophie

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Le choix de Sophie de
William Styron

A Brooklyn, en 1947, Stingo, jeune écrivain venu du Sud, rencontre Sophie, jeune catholique polonaise rescapée des camps de la mort. A la relation de la rencontre du jeune homme avec l'amour, se superposent la narration du martyre de Sophie, l'évocation de l'univers concentrationnaire et de l'holocauste nazi. Les deux veines, autobiographique et historique, irriguent en profondeur ce roman et fusionnent en une émouvante parabole sur l'omniprésence du Mal, symbolisé par l'horreur nazie, mais aussi par l'esclavage et le racisme brutal ou larvé de la société américaine, l'intolérance à tous les degrés, la férocité de la lutte de l'homme pour la vie ou la survie la plus élémentaire.




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mercredi 10 janvier 2007

A l'Ouest

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l'ouest est un très beau texte qui pose le sens de l'existence humaine. Avec une écriture épurée, une économie de mots, Olivier Adam dessine trois personnages bouleversants de tristesse, de susceptibilité, de solitude. Antoine, presque adulte et encore lycéen, ne parvient pas à remplir sa vie, sombre dans l'errance ou dans les souvenirs d'enfance. Il pense à Lorette, aux histoires et confidences échangées, aux serments : "On se noierait dans un lac couvert de brume et nos mains resteraient scellées dans la vase." Il traîne dans sa banlieue à la recherche du bonheur. Sa sœur Camille s'excuse presque d'exister. Elle trouve refuge dans le rêve, la prière ; elle préfère regarder le monde plutôt que d'y participer. Quant à leur mère, Marie, elle tente de vivre, d'élever ses enfants et de lutter contre la solitude. Un jour, elle se libère de son quotidien.

Olivier Adam signe un second roman très émouvant dont l'écriture s'élabore sur le mode de la légèreté, de la suggestion avec une sensibilité poétique incontestable.

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Je vais bien, ne t'en fais pas

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Une autre lettre de Loïc. Elles sont rares. Quelques phrases griffonnées sur un papier. Il va bien. Il n'a pas pardonné. Il ne rentrera pas. Il l'aime. Rien d'autre. Rien sur son départ précipité. Deux ans déjà qu'il est parti. Peu après que Claire a obtenu son bac. A son retour de vacances, il n'était plus là. Son frère avait disparu, sans raison. Sans un mot d'explication. Claire croit du bout des lèvres à une dispute entre Loïc et son père. Demain, elle quittera
son poste de caissière au supermarché et se rendra à Portbail. C'est de là-bas que la lettre a été postée. Claire dispose d'une semaine de congé pour retrouver Loïc. Lui parler. Comprendre

Un livre qui se dévore...

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mercredi 1 novembre 2006

Acide Sulfurique

Encore un roman d'Amélie Nothomb que j'ai dévoré...(Merci Tiphaine!!)

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Voici mes extraits préférés:

Acide Sulfurique, Amélie Nothomb

« Le repas du soir était une misère : du pain rassis et une soupe si claire que c’était un miracle si son bol contenait une épluchure de légume. On avait si faim et les quantités étaient si maigres qu’on attendait cependant cette collation avec fièvre.

Ceux qui recevaient cette pitance se jetaient dessus sans parler et la mangeaient à l’économie, l’air veule, calculant les bouchées.

Il n’était pas rare qu’à la fin de sa ration quelqu’un éclate en sanglots d’avoir le ventre si vide jusqu’au lendemain soir : n’avoir vécu que pour ce repas minable et n’avoir plus d’espoir en rien, oui, il y avait de quoi pleurer. »

«  Tout être qui connaît un enfer durable ou passager peut, pour l’affronter, recourir à la technique mentale la plus gratifiante qui soit : se raconter une histoire. Le travailleur exploité s’invente prisonnier de guerre, le prisonnier de guerre s’imagine chevalier du Graal, etc. Toute misère comporte son emblème et son héroïsme. L’infortuné qui peut remplir sa poitrine d’un souffre de grandeur redresse la tête et ne se trouve plus à plaindre. »

« Profiter des futilités de la vie, c’est un joli talent. »

«  […] le programme télévisé est souvent l’unique conversation des gens. C’est pour ça que tout le monde regarde les mêmes choses : pour ne pas être largué et avoir quelque chose à partager. »

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jeudi 29 juin 2006

Hell, Lolita Pille

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Les premières pages de ce roman donnent volontairement dans le genre provoc : "Je suis une pétasse", "Je suis la muse du dieu Paraître sur l'autel de qui j'immole gaiement chaque mois l'équivalent de votre salaire". Ella, qui se fait appeler Hell, appartient à la jeune génération friquée désenchantée, une pauvre petite fille riche qui se plaît à vous en mettre plein la vue, bande de minables. Elle-Hell se chausse chez Prada, se fait refaire la mèche chez Tony and Guys, tape de la coke sans vergogne, s'amuse comme elle peut au Cabaret ou au Queen, "s'emmerde beaucoup" parce que, comme ses amis, fils de stars, de ministres ou d'industriels elle "n'a plus rien à désirer ". Pour son plus grand malheur, alors qu'elle est en pleurs devant chez Dior, un séduisant jeune homme pas comme les autres vient la consoler et la ramène chez elle en porsche noire. Amoureuse folle, Hell va devoir endurer "ses discours nihilistes et son inégalable perversité", c'est-à-dire découvrir l'amour, cet autre enfer.
Pour son premier roman, Lolita Pille, qui n'a que 19 ans, n'évite pas toujours le piège de la caricature et de la facilité. C'est de son âge. Mais il lui sera beaucoup pardonné parce qu'on ressent chez elle une véritable rage d'écrire pour exorciser ses démons. Et puis il arrive qu'entre deux fêtes VIP son héroïne lise Belle du seigneur et Le Bleu du ciel, cite Baudelaire et Léo Ferré.

Amazon.fr

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lundi 5 juin 2006

Trouble Tête

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La bouffe me répugne. Ca se mange. Ca se digère. Ca s’excrète. Ca ne sert à rien. Comme moi. Alors je n’en ai pas besoin. Je n’en veux pas. Pas envie, refus d’être souillée par cela. C’est avilissant. Même en me forçant c’est impossible : j’ai la nausée rien que de regarder cette vase, de sentir cette odeur putride et qui aujourd’hui me donne envie de vomir, ou de me faire vomir, si je ne suis pas trop fatiguée ou trop faible pour le faire.

Et puis j’ai peur. J’ai peur que si j’ingère quelque chose, des bosses apparaissent sur mes cuisses, que mon ventre enfle. L’obésité, c’est la mort. Je ne parle pas des malades. Mais je préfèrerais avoir la peste qu’être obèse. Ainsi, je commencerais déjà ma décomposition, route de l’annihilation. Disparue ! Je veux nier mon existence terrestre. Je ne plains pas les autres mêmes s’ils souffrent eux aussi de la vie, parce qu’ils sont inconscients : ils ne voient pas, il ne savent pas, eux, que tout ne sert à rien. « Tu es poussière et tu redeviendras poussière ! ».

Mathilde Monaque, Trouble Tête

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